Les cafés de Paname

Nous sommes très heureux avec Tim de vous présenter notre composition, née il y a 13 ans sur les quais de seine, murie au fil des années aux quatre coins de la France, et qui trouve enfin ses arrangements inédits à l’occasion de ce boudoir… ! Une grande première pour ce morceau toujours resté éphémère ! ukulélé et charango appuyés par guitare, basse et trompettes.

Ukule-Moi parle de Caravelle…

Comme la coutume le veut sur notre page Ukule-Moi, nous posons notre fameuse question « Qu’est-ce que le ukulélé représente pour toi? » aux artistes qui se produisent sur notre scène. Aujourd’hui, en l’absence de concert, nous avons cherché à mieux connaître un personnage qui fait de plus en plus parler de lui dans le milieu du Uke. Il s’agit de Matthieu, le luthier amateur de Caravelle Kitchen.

Ukule-moi : « Bonjour Matthieu. Alors, je précise tout de suite que, confinement oblige, nous n’avons pas pu nous rencontrer pour réaliser cette interview. Commençons par la question qui inspire tous ceux à qui nous la posons : pour toi, qu’est-ce que le ukulélé? »

Matthieu : « Le ukulélé, pour moi c’est le shoot de plaisir. Tu le décroches du mur, tu en joues 30 secondes ou 2 heures ça n’a pas d’importance. Le plaisir est là, pas de contrainte ou de pression. C’est vraiment juste du plaisir. »

Ukule-moi :  » Une forme d’addiction en somme. Nous allons tenter d’en savoir un peu plus sur toi si tu le veux bien. Tu te présentes comme un passionné de lutherie et non comme un luthier. C’est ça ? »

Matthieu : « En effet, je suis avant tout, un amateur, un autodidacte. Grand passionné, mais amateur. J’ai un tout autre métier dans la vie. Je suis enseignant. Mon temps libre, je le réserve à ma vie de famille et aussi, à la fabrication de tous ces ukulélés. »

Ukule-moi : « C’est à dire que ton atelier, c’est ton appartement ? »

Matthieu : « Et oui. Je tords les éclisses dans la baignoire de mes enfants , je vernis à la cave, je ponce sur le tout petit balcon… Bref, je m’en sors assez bien, je commence à être super content du son et de la jouabilité de mes ukulélés. je dois avoir une dizaine de modèles différents aujourd’hui, voir plus si je rajoute les ukulélés harpes, et ukulélés à archet. Il me faut à peu près un mois pour en faire un sur commande (parfois moins pendant les vacances scolaires). »

Ukule-moi : « Le nom Caravelle Kitchen vient du fait que tu bricoles aussi dans ta cuisine ? »

Matthieu : « Pas tout à fait. C’est plutôt une allusion à la street kitchen. Très populaire en Asie du Sud-Est. Cela consiste à cuisiner sans ambages dans des gargotes situées dans la rue. L’idée c’est que ce qui compte, c’est le goût et le plaisir qu’on y prend. Pas la poursuite de la perfection, de l’apparence, mais l’exigence sur le son et la jouabilité. »

Ukule-moi : « J’ai noté que tu faisais aussi très attention aux produits et aux bois que tu utilises. »

Matthieu : « Oui alors, j’essaie de choisir des bois issus d’une filière responsable, mais je n’ai pas beaucoup de contrôle dessus, donc je fais confiance aux labels. Je m’attache à diminuer les produits nocifs, pour faire des instruments au vernis le plus léger possible (pour ne pas que ça les étouffe ou les bride) et également, comme tu l’imagines, pour la santé de mes enfants. Je stock mes ukulélés un peu à la manière de jambons suspendus dans mon appartement, je n’ai pas très envie que mes petits respirent les émanations de produits toxiques. »

Ukule-moi : « Tes ukulélés sont un retour à la fabrication artisanale. On est loin des ukulélés industriels venant de l’autre bout du monde ! »

Matthieu : « C’est vrai. Mes instruments sont aux antipodes des productions industrielles qu’on trouve. Non pas que je critique ces productions que j’aime aussi beaucoup. Mais en effet, mes instruments ont beaucoup de caractère, et s’adaptent, selon les modèles, à certains types de jeux plutôt qu’à d’autres… Ils ne sont pas neutres. »

Ukule-moi : « Tu déménages cet été pour t’installer, avec ta famille et tes ukulélés, du côté de Royan en Charente-Maritime. On connait tous le travail de Sylvain Enjoubaut avec son MOTU et La case à ukes. Tu seras un luthier « ukulélé » de plus dans le secteur. La Charente-Maritime est une terre riche pour la culture uke. »

Matthieu : « C’est certain 😉. Je connais le succès mérité du MOTU, je suis hyper admiratif du travail de Sylvain. Concernant mon déménagement, une partie de ma famille et de ma belle famille est originaire de Royan. Et puis, autre chose que je ne t’ai pas dit, c’est que parmi mes passions, il y a l’océan, et le surf (enfin le bodyboard maintenant). »

Ukule-moi : « Un retour au source qui s’accompagnera aussi d’une amélioration de tes conditions de fabrication de tes ukulélés ? »

Matthieu : « Ben ça va changer en effet certaines choses, notamment un gain de place. Je ne compte pas changer mon rythme pour le moment car je conserve un autre emploi à côté, mais je compte m’épanouir bien plus, évidemment. »

Ukule-moi : « Nous sommes très heureux, du côté des fans de ukulélé de la région bordelaise, de savoir que tu te rapproches de nous. On va très certainement pouvoir se rencontrer, une fois le confinement terminé. »

Matthieu : « Avec plaisir ! Je voudrais rajouter un petit quelque chose. J’adresse un grand merci à tous ceux qui m’ont soutenu et encouragé, que ce soit mon épouse, mes amis, les membres du forum, TOKO, Alexandra, et tous les nombreux joueurs de ukulélés qui ont cru en mon travail parfois uniquement par correspondance sans pouvoir les essayer. Un grand merci aussi à Karim Bonnardel, qui a eu la très très grande gentillesse de présenter quelques-un de mes ukulélés dans ses excellentes chroniques ukulélistiques à retrouver sur youtube : https://youtu.be/j94ZHj9DD48 . »

Ukule-moi : « Merci beaucoup Matthieu. Toute l’équipe Ukule-Moi te souhaite un bon déménagement et nous te disons à très bientôt 😉. »

Ronroco

Fabrication amateur, modèle unique présentant quelques particularités (esthétiques, finitions, asymétrie, etc…) que les photos essayent de présenter au mieux.

Il est entièrement en bois massif, table en cyprès manche en acajou éclisse et fond en acacia touche en palissandre et chevalet en palissandre. 
Monté avec des cordes medinas artigas, accordé en DGBEB, toutes les cordes sont doublées à l’unisson, sauf le SI central qui est doublé à l’octave.

Il sonne juste, beaucoup d’attaque de projection. Une très belle définition des notes ce qui produit un son assez cristallin mais qui reste moelleux grace au gros volume de la caisse. Il a un beau volume sonore, et une jolie crondeur. le sonb est beaucoup plus doux que sur un charango


il est très agréable à jouer aussi bien en finger picking qu’en strumming.

Pour toute information complémentaire n’hésitez pas à me contacter.

On continue de parler de caravelle

un petit tour sur le forum pour une présentation et des commentaires

http://ukulele-forum.fr/index.php?topic=13065.0

quelques commentaires

http://ukulele-forum.fr/index.php?topic=13227.0

« J’ai pris le temps de bien l’écouter pour me faire un avis fiable et je n’ai pas été déçu.
Un son d’un cristallin impressionnant, une justesse à toute épreuve et une projection qui n’a rien à envier à un quelconque instrument à caisse beaucoup plus large, je suis sincèrement conquis.
Le bougre a été fait selon toutes mes spécifications. Format, bois, bindings, tout y est passé.
Je vous laisse quelques photos, j’en suis plus que satisfait. C’est un partenaire pour la vie que je viens d’acquérir. « 

« Beaucoup de classe dans le design des instruments, et le son du ukulélé manouche que j’ai choisi m’a tout de suite plu. La projection est énorme. Je n’avais jamais joué sur un manche avec une frette zéro, ça réduit l’écart de volume dans le jeu en bout de manche entre cordes libres et pincées à … zéro. Ma technique étant ce qu’elle est, ça aide. J’ai hésité avec un ukulélé dont l’ouie est sur l’éclisse … à tomber ! »

« Je ne peux que recommander de passer par lui pour qui cherche un bel instrument abordable et surtout avec une réelle personnalité. Le ténor est pendant longtemps resté mon instrument préféré avec son manche ultra confortable et sa sonorité chaude (surtout en picking). »

http://ukulele-forum.fr/index.php?topic=12967.0

« Tout ce que je peux dire est que le ressenti a été de suite très bon et que le son change complètement de mon soprano Kala KA15…
En terme de son tout d’abord c’est juste, moelleux, brillant et pas agressif, j’adore.
En terme de confort de jeu c’est super agréable, réglé au poil avec une action basse, un manche avec un profil plat et une frette zéro. »

« on a vraiment affaire à un petit instrument artisanal avec quelques défauts esthétiques bien sûr, mais tellement agréable à prendre en main et avec un son vraiment étonnant et une incroyable projection.

Difficile de parler d’un son mais j’ai passé pas mal de temps à le jouer parallèlement à mon Kiwaya KTS-7 que j’adore et qui n’est pas particulièrement du bas de gamme…

Eh bien en terme de projection, le Caravelle n’a rien à lui envier. Après concernant purement le son, on a affaire à un son un peu plus « rond » c’est à dire sans doute plus riche en medium que le Kiwaya et donc un peu moins cristallin… mais ça reste un son très clair et très bien équilibré, avec un manche très juste sur toute sa longueur et de jolies harmoniques… bref, que du plaisir ! »

http://ukulele-forum.fr/index.php?topic=13092.0

« l est beau, il sonne juste même au plus haut des cases, il sonne bien, merveilleusement bien. Il a une projection incroyable. Il a des formes qui me plaisent, rondes et généreuses avec sa grande bouche, et son pan coupé style manouche. J’ai trouvé le saint graal, le ukulele parfait pour un budjet somme toute très raisonnable.
Le manche est très confortable en taille concert avec ses 18 frètes.

J’ai eu le bonheur de croiser Matthieu, luthier « amateur » des ukulele Caravelle au festival d’Auvers Sur Oise la semaine dernière. Mais à ce niveau de qualité, on ne peut plus parler de lutherie amateur. Depuis un an, sur le Bon Coin, toutes ses productions me faisaient pâlir d’envie, rêver à chaque fois qu’il y mettait une annonce.
Ses ukulele sont beaux, peu commun, originaux mais pas que. J’aime l’idée de savoir qu’ils sont fait artisanalement avec amour et passion, polis sur un balcon parisien et séchés sous les lits des bébés. Pas à dire, les ukulele Caravelle ont une âme ! Pour les avoir essayés au festival, ils ont tous un son différent et ils sont tous merveilleusement beau. Ce premier caravelle est, à n’en pas douter, le premier d’une longue série. Matthieu me fait l’immense plaisir de me préparer son petit frère, dont je vous parlerai en temps voulu.
Un ukulélé mandoline, en concert, jazz manouche. Un genre de taropatch swing à l’accordage modifié en quinte.
https://fr-fr.facebook.com/streetlutherie Si vous êtes atteint d’UAS parfaitement assumé, comme moi, vous ne pourrez que trouver votre bonheur chez Mathieu et chez Caravelle. N’hésitez donc pas à le contacter ! »

http://ukulele-forum.fr/index.php?topic=12916.0

« Question son il est vraiment très expressif ,un son avec beaucoup d’harmonique ,la table répond vraiment  bien avec cette rondeur typique du cèdre.
A savoir qu’en 3 jours ( une dizaine d’heures de jeux)il a déjà commencé a changer avec un gain d’équilibre évident.
Je pensais en prendre plein les oreilles avec cette ouïe latéral,ben pas trop au final ,en extérieur c’est assez sympa ce retour ,j’ai aussi joué en duo avec une guitare le retour est top pour ca !! »

http://ukulele-forum.fr/index.php?topic=12981.0

« Je suis allé chez Matthieu parce que j’avais déjà acheté un premier Ukulélé chez lui et j’ai essayé d’autres ténors, jusqu’à adorer le son de celui-ci !
C’est un Ukulélé avec une caisse très grande, tout massif table en épicéa, dos, éclisses et manche en acajou et touche palissandre.
Il a un spectre très plein, et un son très tendre et parfaitement équilibré.
C’est une merveille. Je l’ai acheté sachant que c’est un des premiers qu’il a fabriqué et sans regarder la finition qui a quelques petits couacs. L’autre que j’ai acheté a une finition bien meilleure. »